
Premiers secours : les bons réflexes à adopter
Accident, malaise, étouffement, saignement important ou arrêt cardiaque… Face à une situation d’urgence, les premières minutes peuvent être déterminantes. Sans être professionnel de santé ou secouriste, chacun peut apprendre quelques réflexes simples pour protéger une victime, alerter les secours et agir en attendant leur arrivée.
Rappelons une chose essentielle : nous pouvons tous être le premier maillon de la chaîne des secours. ❤️🩹
Protéger, alerter, secourir : le réflexe à retenir
Lorsqu’un accident ou un malaise survient, il est normal de se sentir démuni. Pourtant, quelques réflexes simples permettent déjà d’agir efficacement.
La première règle est de ne pas se mettre soi-même en danger.
Protéger
Avant de porter secours, prenez quelques secondes pour observer la situation.
- Y a-t-il un danger pour vous ?
- La victime est-elle exposée à un danger immédiat ?
- D’autres personnes peuvent-elles être mises en danger ?
Si cela est possible sans prendre de risque, sécurisez les lieux et éloignez les personnes du danger.
Attention : il ne faut pas se précipiter pour déplacer une victime si cela n’est pas nécessaire.
Vérifier l’état de la victime
Approchez-vous de la personne et essayez d’établir un contact.
Est-elle consciente ? Répond-elle lorsque vous lui parlez ? Respire-t-elle normalement ?
Ces premières observations sont essentielles car elles permettront également aux secours d’évaluer rapidement la situation.
Alerter
En cas d’urgence, n’attendez pas que la situation s’aggrave pour appeler les secours.
En France, plusieurs numéros permettent d’obtenir rapidement de l’aide :
Numéro
15
18
17
112
114
À retenir
SAMU – urgences médicales
Sapeurs-pompiers
Gendarmerie – urgences
Numéro d’urgence européen
Numéro d’urgence accessible notamment aux personnes sourdes, aveugles, malentendantes ou aphasiques
Le 114 peut notamment être utilisé par SMS et via différents moyens de communication adaptés.
Lorsque vous appelez, essayez de transmettre le plus clairement possible :
- le lieu précis où vous vous trouvez ;
- ce qui s’est passé ;
- le nombre de personnes concernées ;
- l’état de la ou des victimes ;
- les éventuels dangers présents sur place ;
- votre numéro de téléphone si nécessaire.
Ne raccrochez pas avant que l’opérateur vous indique de le faire. Les questions posées par les secours permettent de mieux évaluer la situation et d’organiser la réponse adaptée.
Et en attendant les secours ?
Une fois l’alerte donnée, restez auprès de la victime si la situation le permet et suivez les consignes données par les professionnels au téléphone.
Selon la situation, certains gestes peuvent être nécessaires.
❤️ Une personne ne répond pas et ne respire pas normalement
Il peut s’agir d’un arrêt cardiaque.
Dans ce cas, il faut alerter immédiatement les secours, demander si possible qu’un défibrillateur automatisé externe (DAE) soit apporté et commencer les gestes de réanimation en suivant les instructions des secours.
Le défibrillateur est conçu pour être utilisé par le grand public et délivre des instructions permettant de guider l’utilisateur.
Chaque minute compte. Le ministère de l’Intérieur rappelle que les premières minutes d’un arrêt cardiaque sont essentielles et que l’intervention rapide des témoins peut contribuer à augmenter les chances de survie.
😮 Une personne s’étouffe
Si une personne ne peut plus parler, respirer ou tousser efficacement, il faut agir rapidement.
Les gestes à réaliser dépendent notamment de l’état de la victime. Pour un adulte conscient présentant un étouffement complet, la Croix-Rouge française recommande notamment d’alterner les claques dans le dos et les compressions abdominales si les premières claques sont inefficaces. Si la victime perd connaissance, il faut alerter les secours et commencer une réanimation.
Ces gestes sont simples à apprendre… mais beaucoup plus faciles à réaliser lorsqu’ils ont été pratiqués lors d’une formation.
🩸 Une personne saigne abondamment
Face à une hémorragie importante, il faut agir rapidement et alerter les secours.
La priorité est de faire cesser le saignement en appliquant les gestes appris lors d’une formation aux premiers secours, tout en surveillant l’état de la victime.
L’hémorragie fait partie des principales situations abordées dans les formations aux gestes qui sauvent.
😟 Une personne fait un malaise
Un malaise ne doit jamais être banalisé.
Une douleur dans la poitrine, des difficultés à respirer, des sueurs, des nausées ou une douleur pouvant s’étendre vers le bras, l’épaule, le cou ou la mâchoire peuvent notamment être des signes d’un problème cardiaque.
Dans ce type de situation, il est important d’alerter rapidement le 15 et de surveiller la victime en attendant les secours.
Les bons réflexes ne s’improvisent pas
Face à une urgence, le stress peut nous faire perdre nos moyens. C’est justement pour cela que la formation est essentielle.
La sensibilisation aux gestes qui sauvent et la formation aux premiers secours permettent d’apprendre à reconnaître les situations d’urgence et à adopter les bons comportements.
En France, la sensibilisation aux Gestes qui sauvent (GQS) permet notamment d’acquérir les premiers réflexes en environ deux heures. La formation Premiers secours citoyen (PSC) va plus loin et permet d’acquérir les compétences nécessaires pour porter assistance à une personne en situation de péril grave et imminent.
La Croix-Rouge française propose également des ressources pour apprendre les principaux gestes de premiers secours : arrêt cardiaque, inconscience, étouffement, hémorragie, malaise…
Cet article a vocation à informer et sensibiliser. Il ne remplace pas une formation aux premiers secours ni les consignes données par les services d’urgence.