
Cancer du sein : il vaut mieux prévenir que guérir !
Octobre Rose est l’occasion de parler du cancer du sein, mais surtout d’un geste essentiel : le dépistage.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Lorsqu’il est détecté tôt, les chances de guérison sont importantes et les traitements peuvent généralement être moins lourds. Aujourd’hui, un cancer du sein détecté précocement guérit dans 9 cas sur 10.
Alors, que faut-il savoir ? Et surtout… quand faut-il faire sa mammographie ?
🎀 Le dépistage, c’est à partir de 50 ans
En France, le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans, qui ne présentent pas de symptômes et qui n’ont pas de facteur de risque particulier autre que leur âge.
Dans ce cadre, une mammographie est recommandée tous les 2 ans, associée à un examen clinique des seins réalisé par un professionnel de santé.
Pourquoi tous les deux ans ?
Parce que le dépistage permet de rechercher une éventuelle anomalie avant même l’apparition de symptômes. Détecter un cancer à un stade précoce permet généralement de le prendre en charge plus rapidement et peut limiter les conséquences des traitements.
📆 Concrètement, comment ça se passe ?
Tous les 2 ans, les femmes concernées reçoivent une invitation de l’Assurance Maladie à participer au dépistage organisé.
Il suffit ensuite de prendre rendez-vous auprès d’un radiologue agréé pour le dépistage organisé. Un annuaire permettant de trouver les radiologues agréés est disponible en ligne.
La mammographie de dépistage organisé est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.
La mammographie est une radiographie des seins réalisée à faible dose de rayons X. Elle est complétée par un examen clinique des seins, avec observation et palpation.
Dans le cadre du dépistage organisé, les clichés bénéficient également d’une seconde lecture par un autre radiologue agréé lorsqu’aucune anomalie n’a été détectée lors de la première lecture.
💡 Petit conseil : pensez à apporter vos anciennes mammographies et vos comptes rendus lors de votre rendez-vous. Ils permettent au radiologue de comparer les images avec les examens précédents.
👀 « Je n’ai rien, donc je n’ai pas besoin de dépistage » ?
C’est justement tout l’intérêt du dépistage !
Le dépistage s’adresse aux femmes qui n’ont pas de symptôme. Une mammographie peut détecter une anomalie qui n’est ni visible ni palpable.
Se sentir en bonne santé ne signifie donc pas qu’il faut attendre l’apparition d’un symptôme pour se faire dépister.
🤲 Et l’autopalpation dans tout ça ?
Connaître ses seins, c’est aussi être attentive à leur aspect habituel.
De temps en temps, vous pouvez prendre quelques minutes pour observer et palper vos seins, afin de repérer une éventuelle modification inhabituelle : une boule, une déformation, une modification de la peau ou du mamelon, ou encore un écoulement.
👉 Pas besoin de devenir experte en anatomie ! L’objectif est surtout de connaître son corps et de pouvoir remarquer un changement qui n’était pas là auparavant.
En revanche, l’autopalpation ne remplace ni l’examen clinique réalisé par un professionnel de santé, ni la mammographie de dépistage.
Un examen clinique des seins — observation et palpation — est recommandé au moins une fois par an par un médecin, une sage-femme ou un gynécologue dès l’âge de 25 ans.
🩺 Un changement ? N’attendez pas !
Le dépistage organisé est prévu tous les 2 ans, mais cela ne signifie surtout pas qu’il faut attendre le prochain dépistage en cas de changement inhabituel.
Consultez un professionnel de santé si vous remarquez notamment :
- une boule ou une grosseur dans un sein ou au niveau d’une aisselle ;
- une modification récente de la forme du sein ;
- une rétraction ou une modification du mamelon ;
- une rougeur, un gonflement ou un aspect « peau d’orange » ;
- un écoulement inhabituel du mamelon, notamment sanglant ;
- une douleur mammaire localisée et inhabituelle.
👉 Une anomalie ne signifie pas forcément qu’il s’agit d’un cancer. Mais elle mérite d’être examinée par un professionnel de santé afin d’en déterminer la cause.
👩⚕️ Et si j’ai des antécédents familiaux ?
Le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans présentant un risque moyen.
Si vous avez des antécédents personnels ou familiaux importants, une prédisposition génétique ou certains facteurs de risque particuliers, votre suivi peut être différent et comporter des examens ou une surveillance adaptés à votre situation.
Dans ce cas, parlez-en à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme. Ils pourront évaluer votre niveau de risque et vous orienter vers le suivi le plus adapté.
🌿 Peut-on réduire son risque ?
Il n’est pas possible d’éviter tous les cancers du sein. Mais certains facteurs liés au mode de vie peuvent contribuer à réduire le risque de développer plusieurs cancers.
Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, la limitation de la consommation d’alcool et l’absence de tabagisme participent plus largement à la prévention.
Et surtout, prévention et dépistage sont deux choses complémentaires : adopter de bonnes habitudes ne dispense pas du dépistage lorsqu’il est recommandé.
📍 Octobre Rose : et près de chez vous ?
Octobre Rose, ce n’est pas seulement une couleur et un joli ruban rose. 💗
C’est aussi l’occasion de s’informer, d’échanger, de se mobiliser et de parler du dépistage autour de soi.
Tout au long du mois d’octobre, de nombreuses actions sont organisées dans le département : marches, stands d’information, ateliers, rencontres, événements solidaires…
👉 Retrouvez les événements Octobre Rose organisés près de chez vous.
Le dépistage, c’est toute l’année !
La CPTS Big Up Santé se mobilise pour informer et sensibiliser à la prévention et au dépistage du cancer du sein.
Prenez soin de vous, et pensez à vérifier que votre dépistage est à jour. 💗
Sources : Assurance Maladie, Institut national du cancer (INCa)
🔢 Le cancer du sein en quelques chiffres

© Centre Régional de Coordination et de Dépistage des Cancers – Nouvelle Aquitaine